Du côté de chez Babifoot

18 février 2012

Une histoire à rebondissements

Petite intervention programmée mardi 21 en ambulatoire. Mais c'est encore pas gagné... Je suis allée voir l'anesthésiste ce matin : il a trouvé que je tousse beaucoup. Eh oui, laryngite oblige, je tousse comme une perdue depuis une semaine. Les corticoïdes et les antibiotiques ne m'ont pas complètement remise d'aplomb, malgré une semaine de traitement. Et je me suis traînée toute la semaine pour aller bosser ! Conclusion : si je tousse encore autant lundi, l'exérèse sera repoussée au mardi d'après. J'ai vraiment hâte qu'on ne parle plus de tout ça, j'aimerais tourner la page.

Au boulot, je m'ennuie comme un rat mort, non pas que je n'aie rien à faire, au contraire, mais parce que ce qu'on me demande de faire n'a pas de rapport avec du marketing. On me demande de faire de l'Organisation, de former les gens à la rédaction de procédures et de les accompagner dans ce travail de rédaction. Rien à foutre.

Cerise sur le gâteau, ma chef refuse a priori que je parte fin avril en vacances parce qu'elle prend précisément la semaine que je veux poser. Or j'ai l'occasion de réaliser enfin un de mes rêves : partir en Israël, avec un groupe super sympa de 40 trentenaires, comme moi. Le pied total. Honnêtement, il n'y a aucun impératif professionnel qui justifie que je renonce à cette semaine de vacances. Alors je crois que je vais la prendre "quoi qu'elle dise". D'ailleurs, j'ai posté l'acompte pour le voyage ce matin. Et toc. Je suis prête à assumer toutes les conséquences possibles de ma décision. Je ne vais pas laisser cette gonzesse prendre le pouvoir sur ma vie au point de m'empêcher de réaliser un de mes rêves. Ma demande n'a rien d'extravagant.  

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03 février 2012

Argerich, Lucchini and co.

On a quand même du pot, en France, de voir passer des bons artistes. J'ai vu ces deux-là en l'espace de trois jours. Quelle fête ! Et mardi prochain, je remets ça.

Ma nièce et filleule vient passer le week-end ici, organisé par son parrain qui a eu la délicatesse de m'associer à ces deux belles journées qui s'annoncent fraîches. Qu'importe, je suis sûre que ce sera fabuleux de lui faire découvrir des choses, autant pour elle que pour nous. Une fête aussi, dans un autre genre.

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26 janvier 2012

Poooêêêêêt ! Essaye encore

Nous sommes arrivées mardi matin, ma soeur et moi, d'attaque pour affronter le bistouri. Nous avons attendu sagement près d'une heure que le chirurgien sorte du bloc. Il m'appelle et rentré dans un petit bureau attenant au secrétariat du service, il me dit :

"Alors je vous préviens tout de suite, il faut que vous ayez bien conscience que j'ai pas de temps à vous accorder, je vous fais une fleur en vous recevant entre deux opérations, c'est un service que je vous rends. (Sympa, l'accueil. On m'a proposé cette heure de rdv et j'ai accepté, j'avais rien exigé.) On vous a fait remplir un dossier ? Qu'est-ce qu'elle vous a trouvé, madame XX (ma dermato) ?

- Un mélanome. Voilà la lettre et le compte-rendu d'anapath qu'elle m'a dit de vous transmettre.

- Faites voir ? (Et là, il devient beaucoup plus aimable avec un ton bien moins péremptoire. Il me pose la main sur l'épaule en signe de compassion.) Rassurez-vous, le pronostic est excellent, vous êtes presque guérie. (Je déteste ce mot de pronostic et j'aurais préféré qu'il me dise que j'étais guérie tout court, mais bon. C'est le docteur au bistouri, pas au divan.) Montrez-moi quand même, que je vois à quoi ça ressemble. (Je relève ma manche.) OK. On va faire ça au bloc. Ce sera sous anesthésie locale, on vous shootera aussi un peu et on vous gardera ensuite au moins deux heures. Vous revenez pour le pansement 48h après, d'accord ? Vous avez compris ?

- Euh oui, en fait je pensais que vous me feriez la reprise aujourd'hui. J'avais pas du tout compris ça, je ne croyais pas qu'il faudrait passer au bloc pour ça.

- On va quand même pas faire ça sur un coin de table ! Je vais vous enlever 4-5 centimètres en longueur sur 2 cm de largeur : si si, on fait ça au bloc, ce sera mieux. Vous appelez mon secrétariat pour programmer ça. C'est bon ? Allez, vous êtes presque guérie."

Et il est retourné au bloc probablement. Lunaire. Du coup, je suis allée bosser tranquillement bien que j'aie pris ma demi-journée, et ma soeur aussi. Elle hallucinait.

Rendez-vous le 28 février, pour de vrai cette fois.

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23 janvier 2012

Plus que demain

C'est demain matin que le plasticien va me gratouiller le bras, un centimètre autour de la première cicatrice, au cas où il resterait des méchantes cellules qui traînent et qu'il faut empêcher de se propager pour éviter une récidive.

Allez, un centimètre, ce n'est pas grand chose mais c'est vrai que je m'en passerais bien : il va falloir encore faire preuve d'habilité pour se laver les cheveux sans se servir du bras droit, faire la vaisselle à une main, etc. pour ne pas mouiller les points. Chic : je vais renforcer ma main gauche ! Elle ne sait pas faire grand chose, à part jouer sur le manche d'un violon, alors ça va la dégourdir un peu.

Ma soeur a la gentillesse de venir avec moi demain matin à l'hôpital. L'après-midi normalement, j'irai bosser comme si de rien n'était. Et après, on n'en parlera plus, de cette vilaine histoire. Du moins j'espère...

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15 janvier 2012

Week-end zen

Bon, écho abdominale et radio des poumons faites mercredi matin : tout est normal. C'était prévisible mais c'est toujours mieux une fois que c'est vérifié. Une crème de radiologue, délicat et rassurant. Donc OUF ! Affaire classée ou presque. Il ne reste plus qu'à passer chez le plasticien dans dix jours pour qu'il me reprenne un peu plus large sur la cicatrice. Ce ne sera pas une partie de plaisir mais c'est pas la mer à boire non plus.

Week-end zen : soin du visage vendredi soir, grasse mat, lessives, rangement, mails, classement de photos, gâteau au yaourt et aux épices confectionné hier soir pour le petit-déj de ce matin ; pour compléter tout ce que j'ai vu en Italie, un peu de lecture sur l'histoire des Médicis et vie romancée de Stradivarius... Lire tranquillou chez soi, c'est tout simplement un luxe de roi. (Hi hi, ça rime !)

Coup de fil de mon grand ami rentré d'Egypte hier. Comme c'est bon de l'entendre. J'ai hâte qu'on se voie, en principe mercredi pour déjeuner.

En début d'année, on prend des résolutions. Cette année, elles s'imposent d'elles-mêmes :
- prendre soin de mon corps et de ma santé (bien se nourrir, faire du sport, s'octroyer quelques petits soins de temps en temps)
- prendre le temps de voir les gens que j'aime et leur dire que je les aime

Le reste est accessoire et ça se fera tout seul.

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08 janvier 2012

Bonne année, bonne ... santé

Eh oui, ça compte. Le bien le plus précieux et pourtant le plus négligé parfois. La santé.

Beaucoup de choses à dire : un Noël en famille exceptionnel, ne manquaient que ma deuxième soeur et son mari pour que tout soit parfait ; un mariage magnifique le 31 décembre, avec un réveillon autour des nouveaux mariés ! Original et génial. Quatre jours en Toscane avec Maman, à Florence principalement, et une journée à Sienne, précisément le jour de mon anniversaire ! Je n'ai pas soufflé mes bougies sur une pizza mais cela aurait pu. Retour vendredi dans mon petit chez-moi et hier, visite de mes amis d'Allemagne qui annoncent leur mariage en mai. Jusqu'ici, c'est un sans-faute.

Hier après-midi, coup de fil de ma dermato pour me donner le résultat des analyses d'un "truc" qu'elle m'a enlevé au bras juste après Noël. Je m'y attendais, j'avais lu ce qu'elle avait écrit sur la fiche clinique accompagnant le prélèvement, je l'avais deviné à la façon dont elle m'a examinée ensuite... mais ça fait chier quand même de l'entendre :

"C'est bien un mélanome. Le pronostic est excellent, c'est un stade encore précoce. Vous allez devoir faire des examens complémentaires, une radio des poumons et une écho du foie, le chirurgien plasticien va vous reprendre la cicatrice d'un centimètre."

Gloups.

Je m'y attendais, mais gloups quand même.

Ma mère est une hyper anxieuse. Alors j'avais d'abord envisagé de ne rien lui dire avant d'avoir les résultats. Inutile de l'affoler si c'est bénin. Et finalement, je lui ai dit quand même dans l'avion pour Florence. "Il est possible que ce soit anodin, mais il est aussi possible que ce soit un mélanome. Si c'est ça, on a fait ce qu'il fallait, on me l'a envelé."

Gloups encore une fois.

Dans cette malchance, j'ai beaucoup de chance :

-la chance d'avoir prévu d'aller voir ma soeur début décembre, et d'avoir pris mon petit-déj en t-shirt manches courtes.

-la chance d'avoir cette soeur médecin, attentive et aimante, qui m'a dit : "j'aimerais que tu prennes rdv avec ta dermato dans la semaine pour lui montrer ce grain de beauté-là. Si tu ne le fais pas, je le fais pour toi." Merci, ma soeur. Tu me sauves peut-être la vie, rien que ça.

-la chance d'avoir une dermato super, à tout point de vue, qui connaît bien son métier et qui m'a fait la petite opération le soir-même de la consultation quand je suis allée la voir, après ma propre journée de travail...

-la chance d'être en France, un pays où on est hyper bien soigné, avec des équipements de pointe et des médecins vraiment bien formés.

Faites attention à votre santé les amis, c'est effectivement ce qu'on a de plus précieux...

Bonne année à toutes et tous. Une petite photo de Toscane pour finir !

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22 décembre 2011

Demain

jouarre Je vais retrouver ma petite maman, et dimanche ce sera une journée en famille comme je les aime. Cela n'a rien d'ironique, ces moments sont précieux et j'ai hâte d'y être.

JOYEUX ET BON NOEL A TOUS !

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17 décembre 2011

H2O et compagnie

En trois jours, on se refait une santé ! Sans stress et avec beaucoup de repos, tout va déjà beaucoup mieux. Un petit comprimé qui aide à se détendre et à s'endormir et hop, c'est reparti.

On n'est que de la chimie, j'en suis de plus en plus convaincue, on n'est que de la chimie. Et notre cerveau est le labo le plus incroyable qui existe. Peut-on avoir une influence sur ce qui passe dans les tubes à essai et les mélanges qui s'opèrent aux interconnexions de nos petits neurones ? Mystère et boule de gomme.

Pourtant, Dieu sait que je suis convaincue AUSSI que la liberté n'est pas un vain mot.

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14 décembre 2011

Grosse fatigue

Beaucoup d'animaux hibernent. Pourquoi pas nous ? ? ?

Avec juste trois semaines de vacances en plus d'un an, je suis crevée. Avec un peu plus de stress que d'habitude en cette fin d'année, je gère très mal. Beaucoup d'occupations musicales qui me permettent de me détendre et de penser à autre chose qu'au travail, mais qui me fatiguent aussi.

Des migraines de plus en plus rapprochées, accompagnées de nausées, et qui durent trois jours... Avec le stress, mon tube digestif qui se déglingue... Aujourd'hui, je suis allée au bureau pour assurer une réunion importante et je suis repartie chez moi direct, à 11h30. Direction mon lit, un doliprane 1g, un citron chaud, du riz et dodo.

Les vacances arrivent bientôt, c'est pas dommage.

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21 novembre 2011

Police, avec un c

Au téléphone avec mon grand ami ce soir, tranquillou dans ma salle de bain... Tout à coup, des cris, des cris qui s'amplifient. Clairement, une femme en détresse et un homme qui lui crie dessus. Des bruits sourds, confus, impossible de dire exactement ce que c'est.

J'ai raccroché vite fait et je suis sortie sur mon palier limite pieds nus pour aller voir ce qui se passait. Je descends les escaliers, je vais direct à l'étage d'en-dessous car ce n'est pas la première fois que cela se produit et je sais d'où ça vient. Les cris continuent. Et tout à coup, je me retrouve nez à nez avec une fille de l'immeuble qui habite trois étages en dessous de moi. Elle a peur comme moi de ce qui se passe. C'est insupportable à entendre.

On descend chez elle, on appelle le 17.

Quand la police est arrivée, peut-être vingt minutes après les avoir appelés, on n'entendait plus rien. Ils ont trouvé quand même sans qu'on leur indique, ma voisine ou moi, l'appart en question. Le couple a admis qu'ils ont eu une dispute. (Sacrée dispute. Je n'imagine absolument pas cela dans mon entourage.) La femme de la police prend mon identité, elle nous demande ce qu'on a entendu exactement. "A trois étages d'intervalle, on a entendu la même chose : une femme qui crie et qui est en détresse." Elle a dit à la police qu'elle allait bien, qu'elle n'avait rien. Les policiers eux-mêmes n'ont pas vu de trace de coup.

Mystère. Sordide. Et si ça recommence encore ?

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20 novembre 2011

Se nourrir des belles choses (bis)

Ce message fait écho à un précédent, écrit en février, après une visite au musée Gustave Moreau.

Vendredi soir, j'avais fini à pas d'heure au bureau, j'en avais même manqué la répétition générale pour les deux concerts de ce week-end avec mon ensemble vocal. Autant dire que j'étais furax  (se faire ch... au bureau au lieu d'aller chanter), et mon chef de choeur aussi (il m'a raccroché au nez quand je l'ai prévenu que je ne pourrais pas venir).

Bref. Les deux concerts ont eu lieu et c'était un pur bonheur d'y participer. D'y chanter. De respirer profondément, avec les autres chanteurs, et de faire quelque chose de beau (on a tous fait de notre mieux !). Au programme, une oeuvre superbe : musique sacrée, russe, du XXème siècle. Des basses absolument extra, capables de produire des sons graves à vous en faire résoner les côtes et à vous donner la chair de poule. Dans le public aujourd'hui, il y avait une dame qui a carrément fondu en larmes, à plusieurs reprises, des gens qui fermaient les yeux comme pour mieux retenir la musique qui leur allait droit au coeur et qui semblait les apaiser. C'était top.

Bon, demain matin, je suis censée être au bureau aux aurores et dans l'absolu, il faudrait même que je bosse un peu ce soir de chez moi... Mais ces concerts m'ont envoyé sur une autre planète et en fait, je me fiche un peu du reste !

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17 novembre 2011

Le principe de la cocotte-minute

Dans la babifoot : mettez ensemble une dose d'emmerdeurs mal élevés, une troupe de pachas qui demandent à la babifoot de leur faire office d'assistante en plus de son taf habituel, une cuiller à soupe de solitude, une louche de contrariétés minuscules qui à la longue commencent à peser, trois paquets de docs à reprendre dans tous les sens parce que le chef ne sait pas ce qu'il veut, les indiens qui débarquent avec migraine et nausées, une semaine sans sport, laisser mijoter le tout sous pression pendant quatre mois sans vacances, et hop ! babifoot explose.

Petit mode d'emploi à l'usage de ceux qui utilisent la babifoot au quotidien : attention, la babifoot est une cocotte fragile, très réactive, hyper émotive. Elle restitue les agressions que vous lui infligez sous forme de pleurs façon fontaine silencieuse, sans aucun contrôle possible au niveau de la soupape. La première fois, ça peut surprendre. Pensez à conserver des sopalins à proximité pour lui en proposer en cas de pleurs trop abondants pour être contenus d'un revers de manche... (La classe.)

C'est ce qui m'est arrivé hier en réunion avec n+1 et n+2 : j'ai explosé en plein vol. Je me suis mise à pleurer, comme ça, pouf, sans bruit, sans pouvoir m'arrêter, sans kleenex à portée de main. La réunion a continué comme si de rien n'était. Ma chef et mon n+2 que j'aime bien ont continué à débattre sur le sujet qui nous occupe depuis près d'un mois et sur lequel leur avis change toutes les semaines. Ma chef avait senti venir le truc, cinq minutes avant elle a dit en rigolant à mon n+2 : "attention, tu vas t'en prendre une !" Elle avait pas complètement tort. Quand je suis dans un état d'énervement pareil, il y a deux solutions pour que la tension redescende : soit je tape, soit je pleure. Taper étant délicat dans les circonstances, il ne restait que l'option pleurer... La bonne vieille crise de nerfs. J'ai en eu pour toute la journée avant que la tension s'apaise.

Aïe, aïe, aïe. Vite, du sport, vite, du sport... et des vacances ?

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09 novembre 2011

RAS... ou presque

La routine. Metro, boulot, dodo, en remplaçant métro par vélo parfois.

Rien de spécial à signaler, sauf peut-être le dérapage de ce week-end. J'ai revu mon grand ami... et oui. Pouf, tombée dans le panneau. Mais tombée dedans avec plaisir. Disons que c'est un dérapage contrôlé.

Comme il dit : samedi, "[il a] sorti la petite" ! Nous sommes allés nous promener l'après-midi, profiter des belles couleurs d'automne et des chemins "dorés à la feuille". Le soir, nous avons dîné très tard dans une brasserie traditionnelle très animée, aux assiettes généreuses et toujours délicieuses. Nous y sommes allés déjà de nombreuses fois.

Le dimanche, il était pris pour le déjeuner alors nous nous sommes retrouvés sur le coup des 15 heures. J'avais fait le "grand ménage d'automne" et quand il est arrivé, j'étais en train de finir de me laver les cheveux. Il m'a presque fait mon brush ! En tout cas, il m'a séché les cheveux, délicatement, dans une serviette, et ensuite avec le sèche-cheveux. Petit moment d'intimité que j'adore. En route pour le cinéma et après, dîner au libanais : le meilleur que je connaisse... Un hommous à se rouler par-terre !

Lundi matin, réveil à ses côtés... La semaine commençait bien, ma vie a ressemblé à la vie de château pendant 48 heures. C'est mieux que rien. Je pense souvent aux femmes qui n'auront jamais connu ça, d'être chouchoutées, même de façon éphémère ou ponctuelle.

La transition est toute trouvée pour parler du film que nous avons vu ensemble : La Source des femmes de Radu Mihaileanu. Très très beau film, tourné dans l'Atlas marocain apparemment. Le sujet est sérieux, même s'il s'agit d'une grève de l'amour décidée par les femmes d'un petit village... Le motif est noble et tenir la grève n'est pas de la tarte. Du même réalisateur, j'avais déjà vu Va, vis et deviens ! Le film qui m'a sans doute le plus émue depuis bien longtemps et que j'ai regardé presque deux fois de suite. Je n'ai pas encore vu Le Concert mais sans aucun doute, je vais louer le DVD d'ici peu...

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04 novembre 2011

Top down et bottom up

Dans la finance, ce sont des techniques de stock-picking (et là, tout le monde est déjà perdu, moi avec), autrement dit une méthode pour choisir les actions qu'on va acheter...

Dans mon jargon intime, c'est ce que fait mon moral : des hauts, des bas, les montagnes russes. C'est usant. Si le génie de la lampe sortait de sa cachette et venait me rendre visite, je lui demanderais de réaliser ce souhait : de me donner une stabilité intérieure, une sérénité que rien ne peut entamer.

C'est quoi le problème ? Les hormones ? Des petites molécules qui ne vont pas au bon endroit dans mon cerveau ? Les gènes de ma mère ? La configuration des astres ? Le passage à l'heure d'hiver peut-être ? Ma petite vie de célibataire à la noix ? De la mauvaise volonté ?

En tout cas, c'est pas brillant. Et c'est usant.

Faire du sport, voir des amis, faire du sport, voir des amis... Un début de solution. Allez babifoot, sors de chez toi !

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02 novembre 2011

Les années se suivent...

... mais se ressemblent-elles pour autant ?

Nous venons de passer la grande fête de la Toussaint. Dans ma famille, depuis près de 20 ans, cette fête est synonyme de passage sur la tombe de mon père, quoique nous y allions à d'autres occasions dans l'année, ne serait-ce que pour arroser.

Il fut un temps où je refusais absolument d'y aller. Surtout les premières années après la mort de papa, dans les années 90. Je ne supportais plus de voir ma mère pleurer, je ne supportais plus ce torrent de regrets, cette vie dans le passé. Un soir au dîner, ma mère a même dit qu'elle ne comprenait pas comment mes soeurs, mon frère et moi pouvions rire. Je ne sais plus de quoi nous riions mais le fait est qu'elle avait quitté la table parce qu'elle ne supportait plus de nous voir rire...

Depuis quelques années, peut-être trois ou quatre ans, j'ai fait de grands progrès (ma mère aussi mais elle en avait fait finalement plus vite que moi sur le sujet). Je suis capable d'aller sur la tombe de papa, sereinement, de planter des petites choses dans la jardinière, de gratter la terre et les mauvaises herbes, et de faire une petite prière sans être chamboulée. Si c'est possible, je préfère même y aller seule pour prendre le temps de réfléchir "avec lui" sur des choses que j'ai à éclaircir dans ma vie. Et ça m'aide.

Alors les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Il y a des changements, imperceptibles pour qui ne sait pas voir mais manifestes pour ceux qui vous connaissent. Les plus grands changements se font en nous, dans notre façon de vivre les événements et le quotidien. Un écrivain que j'adore parlait du "caractère purement mental de la réalité". C'est exactement cela.

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